index - avant-propos - actualité - bio - disco - concerts passés - presse - photos - textes - mp3 - liens - postface

 

LE COURRIER PICARD (AVRIL 1994)

 

Clair Obscur fait le Printemps

Pari réussi pour la découverte picarde lors du Printemps de Bourges. Clair Obscur semble avoir conquis la salle comble et visiblement, de nombreux professionnels. Dates de concerts et rendez-vous s'alignent déjà sur leur agenda.

Concert en deux temps devant une salle comble et pratiquement conquise d'avance par un travail de promotion efficace. Pourtant, il n'est que midi trente !
Dans un premier temps, le concert démarre en douceur avec percussions, flûte et violoncelle. Puis, peu à peu, Nicolas le guitariste, Djamel, le bassiste entrent en scène et enfin, Christophe le chanteur. Le public semble saisi, retenant son souffle puis la musique devient plus forte et l'ambiance plus électrique. Christophe a le trac, ça se sent. Scritch aux claviers s'amuse, même si à un instant du concert le tremblement le prend. Les titres s'alignent les uns après les autres. Le chanteur entre dans une sorte de danse tribale, pris de convulsions comme s'il était en transe. Djamel et Nicolas s'éclatent, à leur manière, discrets mais bien présents. Chants en anglais, en français, mélodies électriques, ces trente minutes défilent à grande vitesse. Puis entre en scène à son tour, une chanteuse coiffée de couettes avec une voix enfantine. Chant d'enfant pour on jeu scénique agressif. Clair Obscur aime et cultive le paradoxe sur scène et dans ses compositions où il juxtapose instruments dits classiques (clarinette, violoncelle et flûte) à la guitare, la basse et la batterie (et quel batteur !). Le passage est réussi. Une grande partie du public se lève et applaudit. Ça marche fort, très fort. C'est déjà fini. Bourges en redemande, rendez-vous est pris pour le soir même à 21 heures sur le car-podium, place Séraucourt. Déjà en sortant de scène, trois organisateurs leur proposent plusieurs dates, preuve que ce fut un bon concert !

K.E.L.